HEIWA KENTEI 平和検定

Anecdotes 1 Commentaire »

Je viens de passer le HEIWA KENTEI (= L’examen de Heiji x Kazuha), lol.
Bon 8 reponses sur 10 sachant que je me suis gourree a la 3ieme pour une confusion de Kanji, je trouve que C’est pas mal. Par contre la derniere, j’avoue que je ne m’en souvenais vraiment pas.

Le certificat indique que je suis la 366ieme sur 1504 a avoir passe le test dans tout le Japon. ^^
Je suis quand meme sacrement barree dans le genre … XD



この検定に挑戦する

Probleme Forum Beika - Recidive…

Informations générales 9 Commentaires »

On a encore un souci d’acces au forum. En attendant de retablir les choses, le tchatte se deroule ici. Merci de votre comprehension.

EDIT: Bon il semblerait que la resolution soit en cours. Pour le moment le forum est accessible a une autre adresse mais les liens ne fonctionnent pas bien et on ne peut pas se connecter. Je vous ferai part de la nouvelle adresse des que les choses iront mieux.

Merci de votre patience.

MEssage de Dag:

Ahahaha.

Le forum Beika Street est maintenant accessible à l’adresse suivante:
http://www.beika-street.net/Beika_street/index.php

Ahaha. Dag est amusée.
L’ancienne adresse affiche maintenant une page d’erreur, donc à vos marques pages, bons sirs, mesdames, mam’zelles.

Passez le mot.

EDIT: ZUT DE ZUT. Y’a un bug. On doit éditer les pages à la source pour pouvoir y avoir tout le monde y accéder. Donnez nous un peu de temps pour rectifier cela… On va essayer de faire fissa! (Lire: le temps que celui qui y a accès le fasse.)

EDIT²: En attendant, si vous voulez vraiment lire les topics du forum, je vous recommande de procéder en copiant collant l’url du topic que vous voulez accéder et d’en remplacer le “conan-fansub” par “beika-street”.

Probleme Forum Beika

Anecdotes 4 Commentaires »

En raison des difficultes rencontrees recemment avec le forum actuel, je pense serieusement a demenager. Si la situation ne s’ameliore pas dans les jours a venir, il y a de fortes chances pour que j’essaie d’ouvrir un forum alternatif ailleurs.

Merci de votre comprehension.

EDIT: Il semble que le forum soit a nouveau actif depuis cet apres midi (heure nippone).

IMPORTANT!!

Informations générales 2 Commentaires »

Le forum Beika marche de travers ces derniers temps. Bon mis a part qu’on ne peut pas trop s’en occuper pour le moment, il s’avere qu’en ouvrant la page on vous demande de downloader une page. JE N’EN CONNAIS PAS LE CONTENU. Donc je vous demande d’eviter d’ouvrir ou de telecharger cette page sur votre PC pour eviter tout probleme. Merci de votre comprehension. 

Projet 24 heures ~ Chapitre 12

Projet 24 heures Pas de Commentaire »

Je poste ici les nouveaux chapitres de Projet 24 heures pour les interessees. Merci de me laisser des commentaires sur le contenu de la fic. On espere que le forum reglera les problemes le plus rapidement possible…

Chapitre 12 ~1h11

 

Apres avoir chante une nouvelle chanson, je repose mon micro sur la table devant nous.

-       Oh mon dieu, c’etait vraiment catastrophique, s’exclame Sonoko. C’est pas possible d’etre aussi mauvais quand meme. Dis Ran, tu es sure que tu ne veux pas changer ? Ca doit pouvoir encore se negocier.

Je lui lance un regard vexe. Si elles trouvent que je chante si mal que ca, alors pourquoi avoir mis tant d’insistance a me pousser sur l’estrade avec le micro ? Je vois Ran repondre par un vague sourire embarrasse et hausser les epaules.

-       Je pense que je me contenterai de ses maigres talents de chanteur. Je ne l’ai pas choisi pour ca.

-       N’empeche que tu as de la chance qu’il ne t’ai pas chante une serenade pour faire sa declaration.

Je pourrais bien sur rappeler a Sonoko qu’elle nous a aussi gratifie de plusieurs canards memorables durant la soiree mais je prefere m’abstenir de toute reponse. A la place, je jette un oeil a ma montre pour voir combien de temps il nous reste devant nous. J’entends a ce moment la Miyano me dire :

-       Il est bientot une heure et quart. Il va bientot falloir penser a bouger. Vos parents ne devraient pas tarder a arriver.

Je me contente de hocher la tete tout en ajoutant :

-       Ce serait quand meme bien qu’ils se montrent les deux autres. On arrive a la fin du forfait. Je ne sais pas ce qu’ils font mais si ca continue, il faudra que quelqu’un aille les chercher.

-       Ca vrai que ca fait un moment qu’ils ont disparus, ajoute Ran qui commence a mettre de l’ordre dans la piece. J’espere que tout se passe bien pour eux.

-       En une demi-heure ils ont certainement eu le temps de s’expliquer.

-       24 minutes pour etre exact, ajoute a nouveau Sonoko en examinant son telephone. Soit ils se sont expliques, soit ils se sont entretues.

Tout en en empilant les catalogues sur la table, je pousse un leger soupir et lui repond :

-       Connaissant les energumenes, c’est vrai que les deux possibilites sont envisageables.  

A ce moment precis, la porte s’ouvre et je vois Hattori penetrer dans la piece suivi de sa meilleure amie. Il s’avance vers moi avec un air particulierement calme.

-       On avait peur que vous soyez deja parti, me dit-il sur un ton d’excuse. Oh, attendez les filles, on va vous aider a ranger.

Je les observe tous les deux un moment. Ils sont etrangement paisibles. Beaucoup trop les connaissant. Je mettrais ma main a couper qu’il s’est passe quelque chose. Je m’avance pres de Hattori pour lui donner un coup de main. Il agit comme si de rien n’etait mais en meme temps, il n’a pas l’air specialement abattu. J’en deduis que la petite mise au point a finalement aboutit a un resultat positif. Je me tourne discretement vers Ran dont les yeux semblent refleter le meme sujet d’interrogation que moi. Je lui reponds par un magnifique sourire pour la rassurer. Je peux alors observer ses levres s’etirer a son tour sur son visage tandis que je me redresse et fait part a mes compagnons qu’il est temps de quitter les lieux.

 

Quelques minutes plus tard, nous marchons tous ensemble dans les rues desertes de Beika jusqu’au parking ou mes parents et ceux de Ran ont prevu de nous retrouver. Tous nos amis ont decide de nous raccompagner jusque la. Hattori, le professeur et moi meme avancons a quelques dizaines de metres devant les filles. J’avoue que je commence serieusement a etre ereinte de la journee.

-       Est-ce que tes parents vont te transmettre une partie des enveloppes* pour que vous ayez du liquide sur place ? me demande le professeur au sujet du voyage de noce.

Il fait relativement froid dans les rues a cette heure avancee de la nuit. Je resserre les pans de mon manteau tout en me tournant vers mes deux amis dont le visage est eclaire par la faible lueur des reverberes.

-       Non, mon pere me prete une de ses cartes de credit americaine. Il m’a dit que meme si beaucoup de touristes japonais le font, ce n’est pas forcement tres raisonnable de se promener avec de grosses sommes d’argent liquide la bas.

-       Qui va s’occuper de votre argent alors ?

-       Je crois que ma mere et celle de Ran vont s’arranger pour faire les comptes et les placer a la banque pendant notre voyage.

-       Vous etes quand meme des chanceux d’avoir fini vos examens. Pense a moi Kudo, j’ai une semaine d’enfer qui m’attend.

Je hausse les epaules.

-       Si il avait fallu, on aurait attendu encore une ou deux semaines pour le voyage de noce. Et puis d’abord, de quoi tu te plains ? Tu ne devrais pas avoir de difficultes a etre accepte a l’universite de Kaiho, non ? Et elle non plus.

-       Sans doute mais moi je ne vais pas avoir la chance de me dorer la pillule au soleil pendant une semaine.

Je lui souris.

-       Bah, tu vas bien avoir de quoi me rattraper d’ici quelques moi non ?

Le voila qui tourne la tete en grimacant. Bien qu’il fasse relativement sombre, j’arrive a percevoir de la couleur sur ses joues mates.

-       Ca, c’est encore a confirmer.

-       Bah, ca n’avait pas l’air de s’etre mal termine. Je veux dire, a voir votre tete quand vous etes revenus nous retrouver dans le box du karaoke.

-       Elle ne m’a pas repondu, Kudo.

Je lui donne un amical coup a l’epaule.

-       Tant fait pas, tu as encore quatre mois pour la persuader.

Il se tourne alors vers moi, un air absolument pas convaincu.

-       Tu rigoles ? Il va falloir que j’en parle a mes parents, a sa famille et puis il faut faire les reservations. C’est maintenant que j’aurais besoin d’une reponse vu comment tournent les choses.

-       En meme temps, ajoute le professeur, la date est-elle si importante que ca?

Cette fois, mon meilleur ami parait reellement embete pour repondre :

-       … non, c’est pas ca… mais bon… c’est juste que…

Je ne peux m’empecher de laisser echapper un rire.

-       Ne t’en fais pas je te dis. Et puis si tu tiens tant a entendre une reponse, je pense pouvoir t’aider.

Il me devisage sans comprendre alors que nous sommes a l’entree du parking. Je plonge une main dans une de mes poches.

-       Je t’ai dis que je te revaudrais ton aide de cet apres midi. Je ne serais jamais parvenu a resoudre l’enquete seul a temps. Alors bon… il me semble que tu n’as pas specialement prevu d’endroit pour dormir, je me trompe ?

Son visage affiche cette fois un air completement ahuri. J’ai frappe dans le mille. C’est vrai qu’au telephone je lui avais annonce que ce serait facile de trouver un hebergement a l’hotel mais avec les differents evenements de la journee, cela lui etait visiblement completement sorti de l’esprit. Je sors alors une cle d’hotel et me met a la balancer vivement sous son nez.

-       J’ai demande a ma mere de vous reserver quelque chose au Beika City Hotel. Ca pourrait etre l’occasion ideale pour parler avec « elle », non ?

Mais au lieu de tendre le bras pour s’emparer de l’objet, je le vois l’examiner avec une serieuse expression contrariee. Comme il reste a tergiverser sans dire un mot, je finis par l’appeler :

-       Hattori ?

-       … C’est que… Kudo…, avoue-t-il enfin, je ne suis pas sur que ca soit une si bonne idee… je veux dire de precipiter les choses comme ca.

-       Abruti ! lui reponds-je en riant.

Je sors alors ma main gauche de mon autre poche et brandit un petit trousseau identique au premier en precisant :

-       Je n’ai jamais dit qu’on vous avait pris une chambre pour deux. A quoi tu pensais, avoue ?

Je lui adresse un clin d’oeil alors qu’il s’empare brutalement des deux clefs d’un air embarrasse et marmonne un remerciement bourru. A quelques metres devant nous, je reconnais la voiture grise de ma mere. Nos parents ne sont pas loin, en train de discuter tranquillement. Mon pere eteint sa cigarette en nous voyant approcher. Nous nous arretons en arrivant a leur hauteur.

 

A suivre…

 

Note : les enveloppes dont il est question dans ce paragraphe font references aux enveloppes remises par chacun des invites qui sont venus assister a la ceremonie. Avant de pouvoir entrer, les invites signent un registre de presence et deposent la fameuse enveloppe qui contient une somme d’argent en guise de cadeau de mariage. Pour information, on m’a dit que la valeur moyenne de cet argent s’eleve envion a 40000 yens par personne (= soit environ 300 euros ! Et je ne parle que des mariages modestes). Apres il semblerait que la somme peut plus ou moins varier selon les individus mais autant dire que si on met peu d’argent en guise de cadeau, ca fait bien radin.

 

 

Projet 24 heures ~ Chapitre 11

Projet 24 heures Pas de Commentaire »

Chapitre 11 ~0h47

 

-       Pas question ! Je n’ai aucune raison de venir de toute facon ! laisse moi.

C’est a moitie en courant que je penetre a l’interieur de notre box de karaoke. Le ton eleve de ma voix attire les regards de tous nos amis qui se mettent a me fixer interdits ainsi que mon compagnon que j’entends arriver dans mon dos. D’un seul coup, je sens qu’on s’empare de mon poignet et me tire en arriere. Je retiens un instant mon souffle alors que, dans un mouvement de desequilibre, mon corps balance de cote et retombe maladroitement sur le table jonchee par nos telephones, appareils photos, catalogues de chansons ainsi que la telecommande du karaoke.

-       Oh si que tu as une raison de venir ! resonne la voix pleine de colere derriere moi.

Je me retourne, le coeur en proie a un veritable affolement. Mon ami d’enfance ne m’a pas lache et il semble sur le point d’exploser. Je l’ai rarement vu aussi en rage qu’il ne l’est aujourd’hui. Je reste immobile, incapable de lui repondre quoi que ce soit.

-       Parce que c’est toi que je veux, espece d’idiote !

Mes yeux s’aggrandissent sur le coup de l’etonnement tandis que le visage de mon meilleur ami se colore d’un rouge ecarlate. Mes levres remuent faiblement mais je n’arrive pas articuler quoi que ce soit d’intelligible. Qu’est ce qu’il vient de dire ? Je… je reve ou quoi ?

Alors que je m’interroge sans comprendre, je le vois lever vaguement les yeux vers le ciel d’un air a la fois irrite et profondement embarrasse.

-       Et merde !

Et avant que quiconque n’ait le temps de faire un mouvement, il me releve brutalement sur mes deux jambes et m’entraine sans un mot hors de la piece. C’est a peine si j’entends la respiration de nos amis se relacher et Sonoko-chan demander :

-       C’est pas vrai ? J’ai bien entendu ce qu’il a dit, la ?

-       Tais toi Sonoko !

Sans s’arreter et le teint toujours aussi empourpre, il me traine dans les couloirs du batiment jusqu’a une porte. Est-ce de la colere ou alors de la gene qui le met dans un tel etat ? Toujours sans dire un mot, il l’ouvre et me pousse doucement a l’interieur. Nous sommes dans un escalier sombre eclaire par quelques rares panneaux d’urgences a la lumiere legerement phosphorescente. Ce doit etre la sortie de secours. A cote de moi, je l’entends refermer la porte et souffler un moment avant de s’approcher a nouveau de moi. Il s’arrete a quelques centimetres.

-       C’est toi que je veux Kazuha, reprend il extremement serieux, avec toujours ce meme ton d’irritation dans la voix.

Cette fois, j’ai bien enregistre l’information. Oh mon dieu ! Ca veut dire…

-       Que… Heiji…

Il me faut un instant pour reprendre mes esprits. Mon cerveau semble fonctionner a deux cent a l’heure. Et j’ai l’impression que mon coeur est sur le point d’exploser. Je lui rend a mon tour un regard furieux.

-       Si c’est une plaisanterie, sache que ce n’est pas drole !

-       Qui parle de plaisanterie ? tu crois que ca m’amuse de dire ce genre de choses devant tout le monde ?

-       Que… comment ? … Mais attends Heiji, tu me dis ca, comme si… comme si c’est moi que tu voulais epouser !

Il me regarde sans rien ajouter. Je percois seulement son sourcil droit remuer imperceptiblement, signe indubitable de son enervement. Je prends alors conscience de toute une serie de consequences que son absence de denegation sous entend.

-        Tu.. tu te fiches de moi ou quoi ? Tu as fais une annonce devant tout le monde comme quoi tu allais m’epouser et tu ne m’as meme pas demande mon avis ? Mais qui te dis que j’ai envie d’accepter, espece de sombre idiot ?

Je sens alors a nouveau les larmes perler au coin de mes yeux. Je sers les poings de frustration. C’est ainsi tout ce que je vaux ? Je suis juste bonne a servir de pretexte pour flatter son ego ? Avant qu’il n’ait le temps de me repondre, je lui retorque sur un ton sec :

-       Je ne suis donc rien d’autre Heiji ? Juste un outil pour servir a rehausser ta fierte personnelle ? Tu es vraiment un sale type !

Un blanc passe entre nous. Je fais un mouvement pour essayer de le contourner et atteindre la porte pour partir. Mais il place un bras devant moi et me coupe le passage. Je fais un mouvement pour tenter de le pousser quand je l’entends ajouter simplement :

-       Je sais… Je sais que je suis un parfait cretin. Mais c’est aussi pour ca que tu dois m’ecouter.

-      

-       Ce qui s’est passe durant le banquet est un pur concours de circonstances et…

-       Ha oui ? Alors tu comptes me demander en mariage pour une simple coincidence !? Non mais dites moi que je delire ! Et c’est ca que tu avais a me d…

-       Ce n’est pas ce que j’essaie de te dire ! Laisse moi terminer bon sang ! Parce que je suis serieux figure toi, idiote.

-       Ne me traite pas d’idiote.

Il prefere ignorer ma remarque et enchaine :

-       Je voulais donc te dire que c’est une idee que j’avais en tete depuis un moment deja.

-       …. Vraiment ?

A bien regarder, il a toujours la meme teinte ecarlate qui lui colore le visage. Il fait un leger pas en arriere et se racle la gorge tout en fuyant vivement mon regard.

-       Oui, je te dis…

J’avoue que je ne sais plus trop quoi penser.

-       Et … tu ne dis pas ca juste pour ne pas perdre la face devant Kudo kun ?

Ses yeux s’arrondissent sous la surprise de ma reponse alors qu’il s’emporte a nouveau :

-       Mais tu as oublie ce qui s’est passe dans la chapelle ou quoi ? Tu crois que je faisais ca juste pour m’amuser aussi peut etre ?

-       Mais comment veux tu que je le sache, sombre cretin ! Tu repetes sans cesse a tout le monde que je suis juste une sale enquiquineuse pot de colle et chiante. Comment veux tu que j’en sois sure si tu passes ton temps a brouiller les pistes avec des indices contradictoires ?

Il reste un moment a me devisager gravement puis il ferme un instant les yeux et lache dans un demi soupir :

-       Mais que faut-il que je fasse pour te le faire comprendre dis moi ?

Et la dessus, il me plaque brusquement contre le mur derriere moi tandis que ses bras se referme autour de mes hanches.

-       C’est toi que je veux Kazuha…

Et sans prevenir, ses levres s’emparent soudainement des miennes dans un baiser enflamme. Je tente tant bien que mal de le repousser en martelant mes poignets contre sa poitrine mais il ne cede pas d’un millimetre, cherchant au contraire a approfondir la caresse. Quelques instants encore a me forcer a l’embrasser et le voila qui redresse la nuque :

-       C’est toi que je veux. Toi et personne d’autre…

Ses bras se resserrent encore plus alors qu’il recommence a effleurer mes levres. Je sentirais presque son envie de me devorer tant il s’empare de ma bouche avec avidite. Je sens son souffle chaud me balayer la peau. C’est etonnement troublant. Cette fois, mes poings se crispent et mes doigts finissent par s’agripper fermement a sa chemise tandis que ma nuque part en arriere et que je commence a repondre a mon tour au baiser. Je sens les battements de mon coeur tambouriner a un rythme effrene dans ma poitrine alors que mes muscles se relachent a la douce sensation qui me parcourt des pieds a la tete. Et plus je me sens ceder et m’abandonner dans les bras de Heiji, plus je sens ce dernier m’enlacer et s’emparer de ma raison.

 

Ai-je seulement tord de vouloir y croire ? Ne suis-je pas celle qui a affirme a Ran-chan que je faisais entierement confiance en Heiji ? Ne puis-je pas lui laisser l’ombre d’un doute ? Parce que si il ment aujourd’hui, maintenant, comme ca, alors sa reaction depasse vraiment mon entendement. Et puis… peut etre… peut etre qu’il n’y a maintenant plus de retour en arriere possible. Alors…

 

Le temps s’arrete alors de s’ecouler dans l’etroite cage d’escalier sombre dans laquelle nous nous trouvons. Seul le rythme saccade de mon coeur fait echo a la folie qui s’est emparee de mon esprit…

 

A suivre…

Le retour du Forum?

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EDIT: Mmm… Il semble que le forum continue a avoir des sautes d’humeur intempestives. Nous travaillons comme nous pouvons sur le probleme mais il faut faire preuve d’un peu de patience. En attendant de recuperer un forum completement accessible, alterner le forum avec Heiwa no Kan ou LJ pour les reguliers. Tous les membres reguliers de BEIKA peuvent me contacter si ils veulent avoir des nouvelles de ma derniere fic. Si je reconnais vos pseudos je m’arrangerai avec vous pour vous envoyer les nouveaux chapitres par email. Merci de votre patience et de votre comprehension.

Message d’origine:

Bonjour a tous, 

Juste un petit mot pour vous dire que j’ai reussi a avoir acces au forum de Beika Street cet apres midi.
J’attends un peu pour poster car j’ai constate que des messages n’ont pas pu etre recuperes lors de cette remise a jour du forum.

Les messages datant de 3 ou 4 jours avant le probleme du forum ont tous ete perdus. Y COMPRIS les MP.
Par consequent les sujets suivis comme les fics en cours mais egalement les commentaires de ces fics n’existent plus. Il faudra que chaque auteur reposte sa fic ou sa suite de fic lui meme.
De meme, les longs posts de questionnaires dans la nouvelle section fan club ont disparus. Je serais tres reconnaissante a tous les courageux qui voudront bien recommancer ce long post.

Je me demandais si Sango avait eu des nouvelles concernant la raison du probleme? J’etais en ligne avant que le crash n’ait lieu et j’ai eu le temps de poster un  long post avec beaucoup de liens. Il a ete valide. J’ai eu le temps d’ouvrir la page pour le visualiser et ensuite plus rien. Je doute que cela ait un rapport direct mais juste au cas ou, je te demande confirmation?

Si vous avez des contacts membres du forum, merci de faire circuler ce message. Bien sur nous mettrons un lien dans la soiree dans la section d’accueil du forum.

La suite de projet 24h bientot en ligne.

Merci a tous pour votre patience.

 Bises a tous,

 Kazu / Silmy

Projet 24 heures ~ Chapitre 10

Projet 24 heures Pas de Commentaire »

Partie 4 = SHIN’YA

 

Chapitre 10 ~00h35

 

-       Alors ? me demande la voix de mon meilleur ami en se laissant tomber lourdement a mes cotes sur le canape de cuir noir. Ca avance ?

Il n’a pas besoin de me preciser de quoi il parle. Je sais parfaitement qu’il a suivi du coin de l’oeil la scene entre Kazuha et moi durant tout le banquet. Tout en me renfoncant dans le fond du sofa, je dessere le noeud de ma cravate qui me donne l’impression d’etouffer. Pour toute reponse, je me contente d’une grimace. Je me sens particulierement frustre. Kudo, n’ajoute rien, il se contente d’etirer les bras et les placer derriere sa nuque tout en regardant sa nouvelle epouse et sa meilleure amie se tremousser sur l’estrade un micro a la main. La fille Suzuki s’approche de Kazuha et la tire par le bras pour l’entrainer a chanter avec elles.

 

Je me demande comment les filles font pour danser et s’epoumonner de la sorte alors qu’il fait une chaleur etouffante dans ce petit box du Karaoke. Le professeur feuillette le catalogue de chansons pour faire sa petite selection en attendant son tour tandis que Miyano couve les filles du regard. Elle ne semble pas vraiment avoir envie de chanter. Il faut dire qu’elle est plus a l’aise quand elle est en compagnie des autres gamins mais la, il est beaucoup trop tard. Ils ne pouvaient pas rester. Leurs parents les ont laisse participer au banquet mais comme la plupart des invites, ils sont rentres juste apres en raison de l’heure tardive. A priori, on aurait egalement du compter sur la presence des policiers Sato et Takagi mais ils avaient du travail le lendemain en matinee donc ils ont malheureusement du refuser. Finalement, on n’est pas si nombreux que ca pour cette petite fete intime quand on regarde bien. Je defais cette fois completement le noeud de ma cravate et ouvre les premiers boutons de ma chemise.

 

Kudo se penche pour prendre son verre de soda. A bien regarder, j’ai le sentiment qu’il est legerement plus detendu que d’habitude. Il faut dire qu’on l’a exceptionnellement laisse boire un peu de champagne pour l’occasion. Apres tout, ce n’est pas tous les jours qu’il pourra feter son mariage. On pouvait bien lui passer ca. En tout cas, il ne lache pas sa femme des yeux. Difficile effectivement de ne pas la trouver seduisante ce soir. Dans sa robe bleue bordee de dentelle qui lui decouvre legerement les epaules, elle fait de grands mouvements enthousiastes au rythme joyeux d’une des dernieres chansons de pop a la mode. Elle en profite pour attraper le bras de ma meilleure amie qui semble beaucoup plus detendue depuis que nous sommes arrives. Je ne peux m’empecher de constater combien les jambes de Kazuha sont longues et blanches lorsque le satin de sa robe verte se souleve et se balance au rythme de la musique. De meme ses mouvements de tete qui lui degage la nuque me troublent a un point dont je n’avais encore jamais pris conscience.

 

La chanson se termine mettant fin a mon etat de transe. Les filles reviennent vers leurs sieges completement hilares tandis que le professeur se leve pour prendre leur place au micro. La jeune scientifique s’empare de la telecommande et tape le code de la prochaine chanson tandis que je vois Kazuha faire un bref signe a ses deux copines pour aller aux toilettes.

 

Comme si un signal d’alarme resonnait dans ma tete, je me leve immediatement et sans un mot d’explication, je sors a mon tour de la piece. Il faut que je lui parle. Une fois dehors, j’avise la direction des toilettes et apercoit la silhouette de ma meilleure amie disparaitre au detour d’un couloir. Je la suis jusque devant la porte et l’attend a l’entree. Le dos contre le mur et les bras croises, je reflechis a ce que je pourrais bien lui dire pour qu’elle accepte enfin de m’ecouter.

 

A peine une minute plus tard, je l’entends sortir des toilettes. Elle franchit la porte et se raidit en me voyant devant elle.

 

-       Kazuha.

-       J’ai dis que je ne voulais pas te parler.

Elle fait un pas en avant decidee a m’ignorer. Je la retiens par le bras.

-       Et moi que je voulais te parler. Tu pourrais AU MOINS ecouter ce que j’ai a te dire.

-       … Tu es tetu, me retorque-t-elle en essayant de se degager.

-       Toi aussi je te fais remarquer.

Elle m’adresse une moue mecontente tout en continuant :

-       C’est le mariage de Ran chan et Kudo kun ! Tu crois que c’est le moment de se disputer et de tout leur gacher, espece d’idiot ?

-       Ha parce que maintenant c’est de ma faute ? C’est qui qui fait la tete, rappelle moi ? Tu ne me laisses pas en placer une.

-       Lache moi, de toute facon, je ne veux pas en entendre parler.

-       Pas question, et tu ne sais meme pas de quoi je vais te parler.

Cette fois, sa grimace de mecontentement s’accompagne d’une expression de surprise dans son regard vert emeraude.

-       Ne me force pas a crier au milieu du Karaoke.

-       Et toi ne me force pas a te faire taire.

Un silence tendu passe entre nous. Kazuha tire toujours sur son poignet pour essayer de se liberer. J’accentue la pression de mes doigts. Un peu trop peut etre. Elle m’adresse une grimace de douleur suivit d’un froncement de sourcils mecontent. Comme ce n’etait pas mon interntion premiere, je dessere tres legerement mon etreinte. Et sans changer d’expression, je me decide a lui parler :

-       A propos de cette histoire de mariage…

-       TAIS TOI !! Ca ne m’interesse pas.

Elle tire cette fois comme une forcenee et me repousse de son autre main.

-       Attends ! Ecoute moi je te dis…

-       Je m’en fiche, je ne vais pas y aller.

-       Kazuha…

-       Va mourir Heiji. Marie toi avec qui tu veux, mais ne m’oblige pas a venir !

-       Kaz..

Je n’ai pas le temps de finir ma phrase qu’elle me repousse d’une main dans le visage et finit tant bien que mal par se degager le poignet. Elle fait un bref pas un peu en arriere et s’enfuit dans le couloir. Immediatement, je pars a sa poursuite a lui criant :

-       Bien sur que si tu vas venir , Kazuha !

-       T’as qu’a esperer espece de traitre. Hors de question !

-       Est ce que tu vas finir par m’ecouter bong sang.

Je la rattrape a nouveau. Nous heurtons legerement un des murs. Elle continue de me repousser et se faufile dans notre box en me lancant :

-       Pas question ! Je n’ai aucune raison de venir de toute facon ! Laisse moi.

Alors que je franchis a mon tour la porte de notre salle, je lui resaisis encore une fois le poignet et la tire en arriere. Elle trebuche et retombe a moitie sur la table basse au centre de la piece. Au fond de moi, je bous de colere face a l’ententement qu’elle met a se defiler.

-       Oh si que tu as une raison de venir !

Elle tourne la tete dans ma direction incapable de faire un mouvement supplementaire, se contentant juste d’attendre la suite de ma remarque. J’explose :

-       Parce que c’est toi que je veux, espece d’idiote !!

 

A suivre….

Projet 24 heures ~ Chapitre 9

Projet 24 heures Pas de Commentaire »

Chapitre 9 ~19h30

 

Alors que les differents plats du menu nuptial se succedent petit a petit devant moi, je me sens a peine l’envie d’y toucher. Le nez fixe au dessus de mon assiette, je me force a tendre la fourchette vers ma viande braisee mais le coeur n’y est vraiment pas. Depuis l’annonce soudaine de Heiji, j’ai comme la sensation de ne plus etre vraiment la. C’est comme si j’etais enveloppee dans du coton et que tout flottait autour de moi.

 

Heiji m’a par trois fois demande si je me sentais bien depuis le debut du repas. Bien sur je me suis contentee de lui assurer qu’il n’y avait aucun probleme. Je n’allais quand meme pas lui dire que l’annonce de son mariage m’a fait un choc… Je me mets a decouper delicatement la viande avec les somptueux couverts en argent. Je ne sais juste plus quoi penser. Pourquoi Heiji ne m’a-t-il jamais fait part du fait qu’il avait une petite amie ? Et qu’il comptait se marier ? Est ce parce qu’il n’avait en realite pas prevu de m’inviter ? Je plante maintenant la fourchette dans la chair rose de la viande avant de la rapprocher de mes levres. Mais dans ce cas, que s’est-il passe dans la chapelle ? Pourquoi m’a-t-il pris la main comme ca ? Je ne comprends vraiment plus rien.

 

A la table d’honneur, j’apercois vaguement Ran chan se preparer pour son intervention. Je sais qu’elle a a peine eu le temps de toucher a ses plats elle aussi. Entre les felicitations, le trac et toutes les formalites de la ceremonie, il n’y avait pas vraiment de quoi profiter du repas. C’est toujours comme ca pour la mariee. Mais elle garde le sourire alors qu’elle se leve et s’empare du micro. Autour de moi, on dirait que la plupart des invites ont termine leur plat. J’entends alors Sonoko s’exciter a mes cotes.

-       Ca y est ! Ca y est ! Ran va les remercier ! Oh mon dieu, et je n’ai plus de mouchoirs…

Lorsque toute l’attention est a nouveau tournee vers la mariee, cette derniere pose son regard sur la premiere table en face de la sienne. Les parents du marie semblent particulierement satisfaits et heureux tandis que ceux de Ran chan paraissent surtout extremement emus. Meme le detective Mouri donne l’impression d’etre au bord des larmes.

 

Mon amie finit par prendre la parole. Son discours est simple et juste sincere. Comme le veut la coutume, elle remercie du fond de son coeur ses deux parents de l’avoir elevee, nourrit, de s’etre occupee d’elle tout au long de ses 18 annees passees. Elle est maintenant prete a ouvrir ses ailes pour faire son propre chemin dans la vie et c’est au cote du detective de l’Est qu’elle a decide de le faire. Rien ne remettra jamais cela en cause. Son pere a finalement fondu en larmes, tout comme sa mere. Ma propre vision commence a se troubler par le trop plein d’emotions ambiantes. Je crois apercevoir toutefois la main de M. Mouri se poser sur celle de son epouse pour ne plus la quitter ensuite. Apres toutes ces annees, aurait-il decide d’accorder un peu d’attention a son epouse ? Dans le fond la journee a tout pour etre merveilleuse. Les gens sont heureux. Ran chan et Kudo kun sont maris et femmes. Kogoro va peut etre retrouver son epouse. L’inspecteur Sato a recu le bouquet de la mariee. Le souvenir de mon amie et du detective de l’Est heureux et emus a la sortie de la chapelle tandis que les invites leurs lancaient des petales de rose m’arrache un faible sourire. Et donc Heiji va lui aussi bientot se marier… et moi, qui me donnerait un peu d’affection aujourd’hui ?

 

Je me mords les levres dans une expression de crispation. Le bras de Heiji effleure a nouveau le mien mais je me degage immediatement de lui en detournant la tete. A quel jeu joue-t-il ? Inconsciemment je m’appuie sur Sonoko chan qui eponge ses larmes dans un mouchoir que lui a tendu la scientifique metisse.

-       Kazuha chan, ca va ? Tu es sure ?

-       Ca va ca va ! reponds-je sur un ton un peu trop precipite. Je me sens juste tres emue par la scene.

-       On dirait que tu n’es pas la seule, me repond Shiho chan sans quitter la table d’honneur des yeux. La mariee aussi a fondu en larmes.

Elle ne pleure pas, elle. Pourtant, je peux presque sentir une pointe d’amertume et de regret dans le ton de sa voix. Cela fait un moment que j’ai ce sentiment mais, je mettrais ma main a couper que cette fille est amoureuse de Kudo kun. A la voir garder cette expression impassible alors que je suis sure qu’elle enferme en elle des sentiments plus douloureux, je ne peux m’empecher de la trouver admirable et de l’envier. Est ce que moi je pourrais garder un tel sang froid en venant au mariage de Heiji ? Je sais parfaitement que j’en serais incapable. Sans m’en rendre compte, je lache un soupir…

 

Les portes des cuisines s’ouvrent ensuite en grand tandis que Kudo kun reprend le mirco pour annoncer la suite des evenements. Les serveurs poussent cette fois un grand plateau roulant sur lequel se dresse une fantastique piece montee qui arrache des exclamations d’envie de la part des invites. Les maries quittent leur table et s’avancent au milieu de la salle devant le gateau tandis que les gens emettent diverses remarques sur cet appetissant dessert ou sortent leur appareil photo. Un des serveurs tend le grand couteau aux maries qui s’en emparent ensemble. Les flashs se remettent a fuser de plus belle. Kudo kun murmure un mot a l’oreille de Ran chan qui se met a glousser doucement puis tous les deux s’avancent et tendent le bras pour couper la premiere part de piece montee. Un premier pas ensemble dans la vie commune. Le ruban du couteau s’est enroule autour de leur bras qui se frolent. Et c’est avec une fascination non dissimulee que mon regard observe le couteau s’enfoncer lentement dans le gateau..

 

 

Je saisis la part de dessert qu’on m’apporte tout en remerciant vaguement le serveur. L’attitude de Kazuha commence serieusement a me preoccuper. Pourquoi garde-t-elle soudain ses distances depuis tout a l’heure ? Elle evite completement chacun de mes mouvements. Elle s’etait pourtant bien laissee faire quand je lui ai pris la main dans la chapelle. Alors quoi ? Qu’est ce que j’ai fais de travers cette fois ?

 

Je laisse echapper un soupir en triturant mon gateau du bout de la fourchette d’un air absent. Je me sens affreusement nerveux. Ce n’est deja vraiment pas evident de trouver un moyen discret de l’aborder avec les autres filles qui me lancent regulierement des regards a la table alors si en plus elle y met de la mauvaise volonte. Voyons, il doit quand bien y avoir une facon discrete pour que je puisse lui en parler. Je recommence a me creuser serieusement les meninges quand je realise que la fille Miyano me fixe intensement depuis un petit moment. Cela me rend encore plus mal a l’aise et j’ai l’impression que je me mets betement a rougir. Quel idiot !

 

Elle finit par detourner les yeux d’un air blase et repousse son assiette qu’elle n’a meme pas pris la peine de toucher. Elle se leve ensuite et attrape le bras de la fille Suzuki :

-       Ca me fait penser, j’ai un truc a te montrer, lui dit-elle comme si elle continuait une quelconque conversation.

L’amie de la mariee leve la tete et la regarde sans trop comprendre. La metisse n’en tient pas compte et ajoute :

-       Et vous aussi professeur. Allez, venez-suivez moi.

-       He, mais c’est que je n’ai pas fini de manger moi ! proteste l’autre fille.

-       Et alors ? reponds la premiere sans se demonter. Regarde la « Elle », tu crois qu’elle a le temps de profiter du repas ? Puisque tu es sa meilleure amie, tu pourrais faire preuve d’un peu de solidarite. Quand a vous, Professeur, on s’etait mis d’accord comme quoi les sucreries n’etaient pas bon pour ce que vous aviez. Alors n’essayez meme pas de protester.

Et voila qu’elle les entraine tous les deux en direction du couloir. C’est a peine si je remarque son air amuse quand elle se retourne vers moi et m’adresse un rapide clin d’oeil.

 

Cette fois je suis seul a la table avec Kazuha. Je deglutis peniblement. Mais c’est exactement le type d’occasion dont j’ai besoin donc autant y aller. Personne ne prete attention a nous puisque tout le monde s’interesse au couple de maries ou encore a son assiette, et les tables d’a cote ne sont pas assez proches pour nous empecher une discussion discrete a voix basse. Je prends donc mon courage a deux mains et tente doucement d’appeler mon amie d’enfance :

-       He, Kazuha…

-      

-       Kazuha ?

-       ….

-       Kazuha !

J’essaie d’avancer une nouvelle fois ma main en direction de son bras. Elle fait un nouveau mouvement brusque de retrait et se tourne vers moi une expression pleine de colere dans le regard :

-       Mais qu’est ce que tu me veux a la fin ?

Elle n’a pas hausse la voix mais son ton irrite ne laisse rien presager de bon.

-       Ca va, t’excite pas comme ca, reponds-je comme a mon habitude. Qu’est ce que tu as toi aussi depuis tout a l’heure a prendre les choses comme ca ? Je voulais juste parler.

-       Et bien ca tombe mal, je n’ai pas envie de t’ecouter. Fiche moi la paix !

-       Hein ? Mais qu’est ce qui te prend d’un coup ?

Son attitude a le don de fortement m’agacer.

-       Tu etais toute joyeuse tout a l’heure et voila que tu recommences d’un coup avec ton fichu caractere. Et d’abord, je peux savoir pourquoi tu ne veux plus me parler ?

-       Parce que tu m’enerves, c’est tout !

-      

-       Et puis de toute facon je n’ai rien a te dire !

Ca y est, je la vois avoir a nouveau avoir les larmes aux yeux. Quelle idiote !

-       Et moi j’ai peut etre des choses a te dire figure toi. Si tu ne me laisses meme pas essayer…

-       Parce que tu veux que je te reponde quoi ?

Cette fois, elle a presque hausse le ton.

-       Tu attends peut-etre que je te felicite pour ton futur mariage ? Celui dont tu n’as jamais voulu me parler ? Et auquel tu ne comptes sans doute pas m’inviter j’imagine ? Et bien tres peu pour moi…

Me voila estomaque pour la deuxieme fois de la soiree. Je n’ai le temps de faire aucun geste que Kazuha se leve, jette violemment sa serviette sur la table et quitte la salle a son tour dans une fureur noire. J’entrevois quelques personnes se retourner dans ma direction alors que sa silhouette disparait dans le couloir. J’ai ferais n’importe quoi pour pouvoir me retrouver dix pieds sous terre. Je ne peux essayer de la retenir sans attirer l’attention de tous les invites presents. Et comme me l’a dit Kudo, ce n’est pas le moment de rajouter des complications a la situation actuelle. Il ne me reste qu’a attendre la fete en comite restreint pour reiterer une nouvelle approche.

 

A suivre…  

Projet 24 heures ~ Chapitre 8

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Chapitre 8 ~ 18h35

 

Un murmure s’eleve de la foule d’invites apres le depart de Hattori. Je me leve et prend un instant la parole pour calmer les reactions. A la table de Sonoko, je vois la meilleure amie du detective de l’Ouest, le visage blanc comme un linge. Elle semble essayer de realiser la gravite des propos qu’elle vient d’entendre mais a son expression, il est clair qu’elle est en proie a une totale confusion. J’annonce donc une pause de quelques minutes avant de porter le toast qui marquera le debut du banquet. Apres quoi je me tourne vers Ran et lui adresse un rapide sourire d’excuse et m’eclipse en direction des toilettes.

 

Hattori a beau avoir un temperemment emporte, je ne le crois pas assez vexe pour avoir deserte le mariage. Il doit juste etre en train de se calmer les nerfs dans un coin avant de revenir. Il ne me reste donc qu’a le trouver. Je traverse le couloir de l’etage et entre dans les luxueuses toilettes pour hommes. Bingo. Il est bien la.

 

Les bras appuyes de chaque cote d’un des somptueux lavabos, il fixe son reflet dans l’immense miroir qui lui fait face. Il a les sourcils fronces, comme lorsqu’il est en proie a une intense reflexion. De l’eau degouline de son visage et de sa meche rebelle. Je m’approche doucement. Il ne bouge pas mais je sais qu’il m’a entendu.

-       Hattori..

Le voila qui soupire avant de se tourner vers moi l’air un peu penaud.

-       Ecoute… je suis desole Kudo… Je n’aurais pas du m’emporter le jour de ton mariage. Je suis un imbecile et…

-       Attend !… c’est a moi de te presenter des excuses je crois. Je ne cherchais pas a te provoquer mechamment. Je voulais juste un peu.. plaisanter. Je ne pense pas un mot de ce que j’ai dis… enfin… je veux dire… c’est juste que ca me regarde pas quoi… C’est tout !

Notre excuse a tous les deux est un peu bourrue. Nous nous regardons et echangeons un faible sourire. On a vraiment l’air de deux abrutis.

-       Tu n’as pas porte le toast ?

-       J’ai demande a tout le monde d’attendre. Je compte bien te voir trinquer avec nous quand meme. Tu peux m’accorder encore ca non ?

Il hoche la tete du meme air desole.

-       Bon on va quand meme y aller, sinon ils ne vont pas nous attendre. Et puis plus vite, on sera de retour, plus vite ils comprendront que tout ca n’etait juste qu’une blague et….

-       Kudo…

-       Mmm… ?

Je suis sur le point de retourner dans la salle de banquet mais devant son air concentre, je m’arrete et me contente de l’observer. Il reprend alors :

-       Je n’ai jamais dit que je plaisantais tu sais.

-      

Allons bon voila autre chose.

-       Hattori… Ne dis pas de conneries. Tu sais pour moi ca n’a pas vraiment d’importance cette histoire. Ne decide pas ces choses la sur un coup de tete. C’est une decision qui doit se prendre serieusement avec la femme que tu vas epouser un jour. Pas avec moi.

-       Je sais bien, idiot.

-       C’est que tu vas finir par me faire culpabiliser de t’avoir fait cette remarque !

-       Arrete, va ! Ca n’a pas de rapport avec toi. Je t’assure que je suis serieux.

Cette fois je ne peux m’empecher de cacher mon expression de surprise.

-       Vraiment ?

-       C’est ce que je te dis depuis tout a l’heure… seulement….

Il bloque sur les mots. Mais j’ai pourtant bien compris ce qu’il essaie de me dire. Je decide de venir a son secours :

-       Seulement Elle, elle n’est pas au courant. Et toi tu ne sais pas si tu seras en mesure de la convaincre a temps ?

Il se tourne vers moi l’air sincerement embarrasse. Malgre son teint hale, ses joues prennent une jolie teinte coloree. Je lache un soupir.

-       Je n’ai pas de technique miracle a te donner pour ca. Mais si tu veux un conseil, ne cherche pas a compliquer les choses plus qu’elles ne le sont. Sois juste toi meme et il n’y a aucune raison pour que ca se passe mal.

-       … comment tu peux savoir comment ca va se passer. Je n’ai meme pas dit de qui il s’agissait.

J’ai un instant un doute sur le serieux du fondement de ses propos mais je me rappelle combien de fois il est lui meme passe a cote d’evidences concernant ses propres sentiments. Je decide de choisir subtilement mes mots pour lui repondre :

-       Disons que j’ai des doutes… par exemple, je pense meme qu’elle est presente ce soir au mariage.

Il ne me repond pas. Comme l’heure tourne, je decide de prendre la direction de la salle de reception. Hattori reste silencieux un moment puis finit par m’emboiter le pas.

-       Enfin, je reserve le second week end de mai… au cas ou…

Je lui jette une breve oeillade de cote pour observer sa reaction. Quand il arrive a ma hauteur il se contente de me demander :

-       Je suis vraiment un imbecile hein Kudo ?

-       …. un peu, ouais…

Nos regards se croisent alors et nous echangeons un petit sourire complice tandis que nous franchissons a nouveau les portes de la salle du banquet.

 

 

Kudo se dirige a la table d’honneur tandis que je m’avance a mon tour d’un pas incertain vers ma propre place. Ni la copine de la mariee, ni la fille Haibara… enfin, Miyano puisqu’elle a repris son vrai nom, ni le professeur, ni Kazuha n’ont bouge d’un pouce pendant mon absence. Les trois premiers sont en vive conversation tandis que mon amie d’enfance semble elle, prostree dans une meme position, le regard figee sur son verre de jus de fruit. Lorsque j’approche de la table, la fille Suzuki s’interromp brusquement et me lance un regard plein d’interet tandis que Miyano me devisage juste d’un air amuse. Je ne sais pas pourquoi mais je me sens soudain embarrassee d’etre a une table entouree de tant de filles.

-       Assieds toi, Hattori-kun, me dit le professeur comme s’il essayait d’alleger un peu l’atmosphere. On ne devrait pas tarder a porter le toast.

A la table principale, je vois effectivement les maries se lever et leurs parents faire de meme a la table en face. Tout le monde se prepare.

-       Kazuha-kun, ajoute le professeur. C’est le moment du toast.

Mes yeux s’arretent sur ma meilleure amie tandis que la jeune scientifique tend un bras pour lui secouer l’epaule. Kazuha semble realiser a nouveau ou elle se trouve. Elle se tourne vers la metisse qui lui rend un sourire en l’invitant a se lever a son tour.

 

J’entends le pere de Kudo inviter toute la salle a trinquer ensemble et je leve moi aussi mon verre a la sante de mon meilleur ami. Les adultes tendent leur coupe de champagne devant eux tandis que nous – mineurs – devons nous contenter de boissons non alcoolisees. A ma droite, Kazuha a un teint de fantome. On dirait qu’elle va faire un malaise. Je m’apprete a lui demander si elle va bien quand le signal est donne pour boire.

« Aux nouveaux epoux »

« Felicitations ! »

« Soyez heureux ! »

« Sante ! »

Ma question est noyee sous le brouhaha des eloges et des coupes qui s’entrechoquent entre elles. Je tourne alors un regard depite vers la table de Kudo et j’appercois ce dernier et sa femme me fixer avec un chaleureux sourire, leur verre tendu dans ma direction. Puis je le vois ouvrir la bouche comme s’il essayait de me parler. Bien sur a cette distance, je ne l’entends pas. J’essaie de lire sur ses levres. Il me repete trois fois le meme message.

 

« Hattori, Fight ! »

 

Un sourire se dessine alors discretement au coin de mon visage. Je tends alors mon verre vers eux et leur repond en prenant bien soin d’articuler :

 

« OK ! »

 

Alors que je porte une nouvelle fois mon jus de fruits a mes levres, les invites commencent a se rasseoir les uns apres les autres. Des serveurs commencent a s’affairer dans la salle apportant les premiers plats aux differentes tables. A cote de Kazuha, la fille Suzuki a repris une discussion absorbee avec ma meilleure amie qui semble ne l’ecouter que d’une oreille tandis qu’en face de moi, la jeune scientifique m’adresse un sourire bienveillant double d’un regard intelligent. Elle aussi a compris quelque chose. Je suis parmi les derniers a me rasseoir. Je laisse echapper un soupir. Le plus dur reste a venir…

 

A suivre…